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Vous savez vous exprimer en deux, voire en trois langues; suffisamment en tout cas pour faire des achats à l'étranger ou vous entretenir avec vos voisins de table.

Mais sitôt que vous êtes amené à franchir les frontières nationales pour affaires, force est de vous rendre à l'évidence: chaque mot (parlé) compte.

La profession d'interprète requiert un niveau d'études supérieur. L'interprète transmet toujours l'information dans "une" seule langue, sa langue maternelle (et celle de l'auditeur), à partir de deux, trois, parfois ou quatre langues étrangères (celles des orateurs). N'est-ce pas dans sa propre langue que l'on se sent le mieux à l'aise?

N'hésitez pas à recourir aux services d'un spécialiste si les langues ne sont pas votre fort! Quand vous avez des problèmes avec votre voiture, vous n'allez pas non plus consulter votre dentiste, n'est-ce pas?

Nous distinguons trois modes d'interprétation:

L'interprétation simultanée

​L'interprétation simultanée peut aussi se faire en «chuchotage» pour une à quatre personnes groupées autour de l'interprète car dépourvues de micro et d'écouteurs. Elle est possible également en «bidule» (mallette contenant un micro et des écouteurs pour une vingtaine de personnes, qui est expédiée directement à l'organisateur d'une réunion), n'exigeant alors ni cabine ni technicien. Les interprètes sont assis à proximité de l'orateur et chuchotent dans un micro en mode simultané, les auditeurs captant leurs voix par leurs écouteurs. Le système d'interprétation avec un bidule peut être utilisé lors de réunions en petits groupes durant 3 h au maximum; dans ce mode d'interprétation aussi, nous travaillons toujours à deux.

Si le lieu de conférence est dépourvu d'installation fixe permanente, l'organisateur peut prendre en location des cabines «mobiles, montables». Cela permet de nos jours de tenir des conférences (presque) partout avec interprètes et techniciens.

Pratiquée quotidiennement dans les institutions de l'Union européenne, à l'ONU et dans d'autres organisations internationales ainsi que sur le marché privé, c'est le mode d'interprétation le plus fréquent. Les interprètes sont assis dans une cabine et transmettent à leur auditoire les exposés qu'ils entendent dans leurs écouteurs.

Pour une conférence multilingue, deux interprètes travaillent par «cabine» (ou par langue d'arrivée) pour pouvoir se relayer toutes les demi-heures en raison de l'effort de concentration à fournir. Si, par exemple, les langues de conférence sont l'allemand, l'anglais et le français, l'organisateur aura besoin en principe - mais il y a des exceptions - de six interprètes. Temps de travail: 7 heures au maximum avec une pause d'au moins 1 heure pleine à midi.

Dans ce mode de travail, l'installation technique et l'assistance de techniciens (dits de conférence) jouent un rôle aussi important que les interprètes. Cabines, microphones, écouteurs et haut-parleurs doivent en effet répondre à certaines normes, et l'interprète n'est pas formé pour cela. (En Suisse, il existe deux ou trois entreprises spécialisées dans ce qu'il est convenu d'appeler la technique de congrès; les interprètes et les techniciens se connaissent bien au fil du temps et finissent par former une équipe).

L'interprétation consécutive

Ce mode d'interprétation est souvent demandé quand un groupe de travail invite un ou deux conférenciers qui ne parlent pas la langue du groupe (conférence de presse, brève séance de travail, interview) et quand il ne paraît pas utile d'engager les frais d'une installation de traduction simultanée.

En l'espèce, l'interprète travaille exclusivement d'une langue étrangère (celle de l'orateur) dans sa langue maternelle (celle des auditeurs), prenant des notes qu'il restitue oralement à brefs intervalles, sous une forme condensée. Ce type d'interprétation n'est proposé que pour de courtes missions.

Présentation soignée et sûreté de soi sont impératives car l'interprète est souvent amené à intervenir aux côtés d'une personnalité politique, d'une vedette du spectacle, d'un chef d'entreprise, etc. L'interprétation consécutive se pratique sans micro, sans écouteurs et sans cabine.

L'interprétation de liaison

Ce mode d'interprétation est fréquent à une table de conférence, à une audience du tribunal, lors d'interrogatoires, d'entretiens, durant une visite d'entreprise. L'interprète travaille alors pour deux ou trois personnes, et dans deux langues (de la langue maternelle dans sa 1re langue étrangère et inversement) en transposant plusieurs phrases à la fois de l'une dans l'autre. L'interprétation de liaison se pratique sans micro, sans écouteurs et sans cabine.